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19 novembre 2021 5 19 /11 /novembre /2021 14:14
RIVES ET DERIVES

 

 

 

 

Rives et dérives

 

 

Bordée ou non la vie suit son cours

Et ne coule ni droite ni régulière mais singulière

Seulement la sensation versatile d’une coulée buissonnière

Fluidité des temps présents passés et futurs sans fiabilité convenable

Les émotions hors berges conduisent l’impétrant au doute fou sans mesure

Cheminant entre plaisirs tendres et rugosités l’instinct s’interdit d’être normal

Pris au piège à travers quelles limites l’être dit humain cesse-t-il de l’être

Où l’animalité puise-t-elle son inspiration au chevet de l’entendement

Nous rêvons rives et dérives depuis nos premiers balbutiements

Un voile sacré ânonne des commandements sans fondement

Sous nos bonnets les oreilles bourdonnent d’exister

Loin de toute borne je rêve de me coucher

Dans un fleuve à débordements

Sans misères à confesser

 

 

Guy Aguenier

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18 novembre 2021 4 18 /11 /novembre /2021 16:13
RÊVER EN BOUCLE

 

 

Rêver en boucle

 

 

Charabia d’une aventure rayée

Qui n’en finit pas d’imaginer la fin du voyage

Le temps disparaît sous chaque pas toujours le même

D’un instant qui joue son équation sur une autre version

Juste rédigée pour ne servir à rien que dédouaner l’échappée

En rançon d’effacement l’amnésie règle la note à la sortie

C’est toujours un même balisage en liberté surveillée

Tout survit en sursis qui s’enfonce dans l’oubli

On cherche à attraper un nouvel épisode

Qui nous arracherait au vieux monde

Sur un chemin de langue muette

Mais le temps navigue seul

On guette un bel avenir

À rêver en boucle

 

 

Guy Aguenier

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16 novembre 2021 2 16 /11 /novembre /2021 17:17
DE BOUCHE-A-OREILLE

 

 

 

 

De bouche-à-oreille

 

 

Ça ne suffit pas continue et chut

Surtout n’en dire pas plus qu’il ne faut

Pour entretenir l’ambiguïté dans l’échange

Cette part de l’incompris donne accès à l’autre

On a tout compris et la porte est blindée à double tour

Pas la peine d’insister il faut reprendre à l’entrée du silence

C’est ainsi on ne communique jamais comme il faudrait

Mais aussi que ma pensée reste souvent très muette

A la source l’esprit ne dit que des sous-entendus

De bouche-à-oreille les mots sont menteurs

Tuent la vérité pour tenter la faire passer

Quand plus souvent la relation colle

Le collage du sens fait défaut

Hiatus entre dit et entendu

Emission piratée d’inconscient

Qui fait dans l’ombre sa popote intime

Pour tenter à tout jamais d’éviter de tout lâcher

La part de défense crie l’interdiction absolue d’entrer

Où on croit sans doute avoir tout compris sous peine de peine

 

 

 

Guy Aguenier

 

 

 

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15 novembre 2021 1 15 /11 /novembre /2021 14:39
MAIS DE QUOI A-T-IL L’AIR

 

 

 

Mais de quoi a-t-il l’air

 

 

 

 

Une brouette me nargue emplie de mon bois

Du bois d'un tas venu de l'immensité des embûches

 Du mur de trahisons dans l'infinie transmutation inqualifiable

De l'infiniment petit échappé de l'entendement pour sortir de l'impasse

Mystère en théorie des cordes le passé rattrape le futur livré en temps réel

Logique brisée de l'espace-temps au bénéfice de l'instant dans les extrêmes

Assorti d'un destin farceur en magie obscure inquiétante de transparence

 La sagesse est remise en question jusqu'à l’ouverte au règne des titans

Ça chauffe quand la mort enterre la mort de notre détresse en chaîne

Victime captive d'un secret à jamais envolé sur le seuil de l'infini

L'amnésie de la nuit du temps pérennise la place d'un disparu

 Pauvreté ruinée d’écrins d'amours et désespoirs de l'oubli

Rêve et réveil rivalisent paradoxe justicier des usures

Antagonismes jusqu'à l’impotence de l'esclavage

L'ennui traîne ses fers prisonniers de l'hiver

On prie une recette pour éviter de penser

Troué dans la déception d’un éternel

Le fou tient au corps pour de bon

Mais de quoi a-t-il l'air

Message quantique

 

 

guy aguenier

 

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13 novembre 2021 6 13 /11 /novembre /2021 06:54
L’ESSENTIEL

 

 

 

 

L’essentiel

 

 

 

J’ai pris un bateau en papier

Pour me fondre dans l’onde partielle

On n’imagine pas quand on a des ailes partout

De la tête aux pieds jusqu’au bout des doigts du cœur

Avec des palmes à l’esprit pour entrer à l’académie des nues

Chacun fait selon ses moyens sans chichi ni jalousie de son voisin

Pour dire qu’il vaut mieux s’occuper de son jardin que décrocher la lune

Tout en roucoulant nous allons des uns aux autres à genoux de prières

Nous cultivons des semis d’insomnie avec les mains toute la vie

Sans grands airs le nuage en amour épouse un courant d’air

Avec le soleil du ciel comme témoin pour l’essentiel

 

 

 

Guy Aguenier

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12 novembre 2021 5 12 /11 /novembre /2021 09:14
LUMIERE EN CECITE

 

 

 

Lumière en cécité

 

 

Je pourrais dire oui bien sûr la musique

Mais après que de gros mots il me faut pour un silence

Combien de notes de trop pour ne rien entendre au cœur du bruit

Le cœur bat en rythme sourd parfaitement étranger à la volonté

Comme un fleuve de la vie en harmonie toujours recomposée

La pulsation s’immisce dans la durée en dépit de sa brièveté

J’aime ceux qui perdent la mesure préférant l’ouverture

Contre l’infamante cruauté qui luit dans chaque œil

A qui sait regarder et saisir le fils de l’invisible

La vérité qui se cache sans vraiment exister

Ou si peu qu’on peut devoir l’imaginer

Rien de ce que nous croyons ne l’est

Jamais complètement en somme

Juste une lumière en cécité

Pour une fosse éternité

 

 

Guy Aguenier

 

 

 

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12 novembre 2021 5 12 /11 /novembre /2021 06:03
TAIS-MOI QUAND TU PARLES

 

 

 

Tais-moi quand tu parles

 

 

Les paradoxes ne manquent pas

Dans l’enchaînement fusionné des solitudes

On cherche cruellement l’autre partout ailleurs qu’en soi

On s’agglomère comme des arapèdes à ce qu’on recherche en vain

Folie au creux du néant des êtres collés abusivement au placenta de l’avant

Absence au cœur du confort amoureux dans la fusion des uns pour deux

Mais alors que cherche-t-on chez l’autre qu’on ne trouve pas en soi

Nous nous glissons dans un magma d’angoisses réciproques

Des couples solitaires sur les falaises ruinées de l’ennui

Chacun pleure la perte de soi dans l’anorexie vitale

Paupérisation conjointe à la source du malheur

Rôles distribués entre victimes et bourreaux

Cul-de-sac d’incompréhension duelle

Je me défais en désordre logique

Doublé d’un sentiment frappé

De dégradation affective

Je me reproche à l’autre

Ce que je ne suis pas

Refuse d’être tout

Ce qu’il attend

En brouhaha

De surdité

Tais-moi

Quand tu parles

 

 

Guy Aguenier

 

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11 novembre 2021 4 11 /11 /novembre /2021 08:04
FOUTUES LIMITES

 

 

Foutues limites

 

 

 

 

D’âge en âge vient le temps

D’un sourire d’une joie d’un soupir

Jusqu’à une peine qui offre un dépassement

La recherche d’un perdu inconnu proche du paradis

Où toute vie erre au gré des besoins et satisfactions intimes

Les saisons perdent leurs feuilles et les hommes leurs illusions

Souvent dans les meilleurs cas la qualité ne s’y prête pas

Alors on cultive le rêve et les grincements de dents

A l’arrivée on retrouve la goutte de vieux lait

Qu’on avait perdue glissée sous l’oreiller

Avec la fameuse petite souris

En cadeau d’adieu

Depuis toujours les au revoir pleuvent à longueur de cimetières

Les oraisons se conjuguent sous le joug du silence meurtrier

Le passionné de toisons d’or croit s’affranchir de l’infortune

Par dépit le plus beau retraité retournera dans sa tanière

En toute sécurité pour filer des jours dits heureux

Croyant pouvoir échapper à ces foutues limites

Sans lesquelles hélas il serait impossible

A qui que ce soit de pouvoir avancer

Vers quelque destin type humain

Sauf un fantôme de liberté

 

 

 

Guy Aguenier

 

 

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11 novembre 2021 4 11 /11 /novembre /2021 06:02
LA VRAIE VIE

 

 

 

 

La vraie vie

 

 

 

 

Mais encore qu’est-ce à dire

Je m’enfonce dans un discours maniaque

Au risque de m’y perdre en profondes obsessions

Le mal-penser m’assure une véritable fonction contestataire

Mouton suis-je ou le loup du chaperon encore peut-être les deux

Puisqu’il faut vivre la contradiction a sa raison d’être en état de cause

Sans pour autant se faire croire à sa véracité sauf une contenance adoptée

On s’assure en la circonstance au point d’affirmer sa présence face à l’adversité

Ennemi imaginaire créé de toutes pièces pour rester en conformité à soi-même

Dans le dédale de ce labyrinthe orné d’opposition l’autre ne vaut pas tripettes

Il tient le mauvais rôle face à soi obligé du semblant d’un non-sens affirmé

Le dénouement est tardif quand il faut prendre le chemin de la vraie vie

Fantasme daté qui oblige à larguer les amarres et partir pour revenir

Auquel cas la question reviendra à chaque recommencement

Est-ce la vraie vie de toujours recommencer ou renoncer

Quand parfois selon son choix cela paraît nécessaire

Question qu’on peut se poser pour éviter le pire

 

 

 

Guy Aguenier

 

 

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Œuvre de verre

Nicole  Barondeau

 

 

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10 novembre 2021 3 10 /11 /novembre /2021 07:50
RINGUETTE DES SILENCES

 

 

Ringuette des silences

 

 

Le temps passe sans nous voir

Indifférent à nos humeurs il trace son chemin

Je rejoins l’éternité en attrapant la vie par les deux bouts

Sans distinction entre départ et arrivée espace-temps aléatoires

En me satisfaisant de disparités agacées je trouve des unions périlleuses

 Enfilant des instants noués en une œuvre patiente comme un collier résiliant

En dispersant les aberrations je recherche l’harmonie dans le couloir du cafard

J’exhibe la collection des non-dits à la kermesse de l’effronterie à guichet fermé

Pour satisfaire mon trop-plein de larmes j’aboie sous l’arche de la plaisanterie

Je recouvre mes plaies trop vives de stériles gesticulations embellies d’inutilité

Sans ne jamais rien dire on peut faire déborder la coupe des désespérances

La solitude garante d’un triste retour au néant se repait de moult regrets

Vivant cloîtré je déchiffre l’enseignement des hasards hasardeux

Pour m’absoudre candide et nu en entrant neuf dans l’histoire

Je fuis l’horizon pour finalement m’en remettre au miroir

Et laisser advenir la ringuette des silences

Guy Aguenier

 

 

 

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Œuvre de verre

Nicole  Barondeau

 

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