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1 décembre 2022 4 01 /12 /décembre /2022 15:20
BEAUTE CACHEE

 

 

 

 

 

 

Beauté cachée

 

 

 

 

Sous les traits sombres d’une nuit

Les fibres nues du papier attendent la délivrance

Le corps nubile des lettres de fusain

Tisse le drame dissimulé sous la beauté cachée

Même mûr le fruit s'accroche à l'arbre

Tandis que les racines s'étranglent de pissenlits

Venue à terme la rousseur de l'automne

S’empare des crinières de certains nouveau-nés

Au grand dam des parents égarés

Accablés de taches d'été fraîchement incarnées

Avec des cris de princesse étouffée

L'horreur s'attaque aux têtes pour les décolorer

Le pigment détourné de son origine

S'éloigne avec humour du souvenir de son rejet

 

 

 

 

 

Guy Aguenier

 

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29 novembre 2022 2 29 /11 /novembre /2022 18:02
LA FEMME QUI PLEURE

 

 

 

 

 

LA FEMME QUI PLEURE

 

 

 

 

 

Les pleurs sur certains ravinent la façade

De l’ange qui fait rêver à l’être qui fait pitié

Cette belle nymphe sortie nue d'un nénuphar

Avec sexe et désir plus généreux que le cœur

 

Sa passion en fleur séduisait avec fureur

Son ardeur ruinait les têtes de pleine lune

Certains pouvaient en jouir d'autres en rougir

Aucun jamais n’eut à regretter de l’avoir aimée

 

Nos nuits enfantent le soleil des lendemains

L’appétit de la chair n’a souvent aucune limite

Il en est de ces beautés en proie aux flammes

L'amour est sorcier quand il blesse et endeuille

 

Seul l'initié à la souffrance peut entendre

Les funestes hurlements de la désespérance

Mythe d’une sirène ruinée avide d’illusion

Livrée aux ténèbres furieuses de l’abandon

 

C’est l’aventure d’une femme qui pleure

Sous l’arche fantasque d’une vérité cachée

Qu’un ruisseau la nuit chuchote à l’oreille

Habillée d’un regret de sourires et de larmes

 

 

 

 

 

Guy Aguenier

 

 

 

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29 novembre 2022 2 29 /11 /novembre /2022 17:40
COUCHES SANGUINES

 

 

 

Couches sanguines

 

 

 

 

 

Dorloté dans des couches sanguines

Je mariai mon cœur à une couronne d'épines

Aimé en cupidon et sans façon

Mes choses de garçons susurraient l'invasion

L'heure de la raison évita de sonner

Je restai bêta et refait sur tranche d'oreiller

Il me fallut ensuite mettre un genou dehors

Le ciel avait quitté le soleil et oublié ses rayons

J'ai su alors que le temps m'échappait

Je n’eus autre recours que d'apprendre à le tuer

 

 

 

 

Guy Aguenier

 

 

 

 

 

 

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28 novembre 2022 1 28 /11 /novembre /2022 14:46
LE VENTRE DANS LA TÊTE

 

 

 

Le ventre dans la tête

 

 

Les yeux sont plus gros mais

Jamais assez ouverts à ce qu’ils voient

Notre époque affleure triche se sauve en cachette

Pour éviter d’affronter le réel tout en gardant le mutisme

En sachant que le tout n’est jamais actuel sauf de ne l’attendre

Et saisir au passage ce qui se présente sans s’accrocher ni évacuer

Le trouble qui quitte le nid neuronal pour se nicher dans l’abdomen

Récipient d’énergie réceptacle du vrai qui sait tordre les boyaux

Sans qu’hélas la plus sincère volonté n’y puisse grand-chose

Car à force de trop accumuler illusions moult frustrations

Le beau palais de la triple s’enflamme de mille misères

Et que finalement l’obsession retourne à l’envoyeur

C’est-à-dire à la sphère cérébrale du pire déni

Pour s’échouer avec le ventre dans la tête

En guise de conclusion en récusant l’incompris

De tous les maux du monde d’ici et d’ailleurs de toujours

Au lieu d’aimer l’autre de soi loin de toute critique narcissique

Alors que le cœur crie famine en mal d’une reconnaissance infernale

Un brin de sourire dans les diverticules résoudrait beaucoup de problèmes

 

 

 

 

 

Guy Aguenier

 

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23 novembre 2022 3 23 /11 /novembre /2022 16:11
LES CRIS DU HASARD

 

 

 

Les cris du hasard

 

 

Quand j’écris j’obéis à un cri

Venu au hasard d’un événement

Je deviens instrument de mon ignorance

Des gerbes de fulgurances en couronne funéraire

Me gave de mots et d’expression qu’elle m’inspire

Je suis en deuil de moi-même depuis le premier jour

Avec les blancs de l’innocence et le noir de la délivrance

L’heure des constats n’a pas de montre ni pendule comtoise

C’est un temps infini dans l’instant béni d’une pensée

Une guirlande de loupiotes avec des fleurs lumière

Dans l’œil éclaire le chemin qui pousse à dire

Ce que j’ignore sur une histoire sans fin

Sans avoir de quoi en faire un roman

Les cris du hasard comme chagrin d’enfant

Qui regrette d’avoir pu prendre conscience d’être né

A la volée donnée par le maître du temps et de l’absurde

 

 

 

 

Guy Aguenier

 

 

 

 

 

 

 

 

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21 novembre 2022 1 21 /11 /novembre /2022 16:46
EN NOIR ET BLANC

 

 

 

En noir et blanc

 

 

 

 

La vie retrouve son berceau posthume

Dans un étau de souffle beaucoup trop court

Les jours se lèvent pour la nuit d’une absence

Dans le calme de l’autre tout se fait en bruissement

Une vague recouvrée dans un juste repos désenchanté

Quand l’être se cabre se débine dans un ultime effort sûr

Crête ridée de brumes du tout petit matin à l’abri du chahut

Dans l’âme quelque chose d’un mystère gît pour l’éternité

Rien n’est triste dans un sourire sur les pentes du silence

Lumière en noir et blanc de fête en guise d’existence

Je suis venu batifoler sur les rives du grand fleuve

Délivré de tous les résidus recyclés du monde

Après avoir signé un pacte de non-retour

 

 

 

 

Guy Aguenier

 

 

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20 novembre 2022 7 20 /11 /novembre /2022 11:41
JARDINS OUBLIÉS

 

 

 

Jardins oubliés

 

 

 

La brouette de l'amour joue au taxi du désir

Cherche un chemin hors des sentiers battus

Sans étroitesse

Pour y faire son nid

L'esprit a mieux à faire que se construire un temple

Il préfère dériver vers les étoiles lointaines

S'arracher à sa base

Le sol sous ses pieds s'étiole de toute façon

Alors plutôt donner libre cours au refrain des passions

Dans la clameur sourde des tromperies bavardes

 En possession de vigueurs éteintes

Assombri de trop de paradis

On reprend in fine le chemin des jardins oubliés

 

 

 

 

Guy Aguenier

 

 

 

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19 novembre 2022 6 19 /11 /novembre /2022 18:10
LE SEUIL D'UN PURGATOIRE

 

 

 

Le seuil d’un purgatoire

 

 

 

J’ai déposé mes rêves

Au pied de la pyramide des âges

En choisissant le modèle immortalité

Je renvoyai le sommaire à l’envoyeur de l’avant

Les brises de l’instant courent dans les alizés célestes

Un beau voyage fantasmé sans naufrages ni larmes ni bagages

Sans regret de n’avoir pas été sage en quittant le navire à temps

Le jugement dernier attendra le suivant pour replier ses voiles

Sans conviction tout dans ces humeurs était assez vague

Pour ne pas être identifiable je voyageai dans l’infini

D’un bel anonymat brillant reconnu de justesse

Tribulations sur le seuil d’un purgatoire

En oubliant le pire et le meilleur

 

 

 

 

Guy Aguenier

 

 

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16 novembre 2022 3 16 /11 /novembre /2022 12:00
PROFITS ET PERTES

 

 

 

Profits et pertes

 

 

 

Peut-on avoir et être en même temps

Et diantre qu’est-ce qui pourrait nous empêcher

Si ce n’est l’exacerbation hystérique des deux termes

Alors que l’un tempère l’autre finalement réciproquement

Mais ceci est bien uni et bien clair et pourtant il n’en est rien

C’est ça ou ça mais pas les deux et c’est là que le bât blesse

Les contraires s’ajustent sans nécessairement s’annuler

Une chose n’est pas l’ennemie obligée d’une autre

Sauf possibilité d’améliorer nos performances

Loin des jouissances premières et primaires

Brin de désir doit pouvoir faire l’affaire

Sans conduire à l’abus abrutissant

En marge des thèses extrêmes

Profits et pertes font équipe

Nous traçant adroitement

Un chemin de mesure

 

 

 

Guy Aguenier

 

 

 

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15 novembre 2022 2 15 /11 /novembre /2022 18:16
ANEANTISSEMENT

 

 

 

Anéantissement

 

 

Je tiens à ce que je ne peux pas conquérir

Je tiens à toi et ne peux vivre qu’avec toi sans toi

Sauf dans l’abstraction d’une jouissance de l’étouffement

Syndrome infernal de l’être pris dans une saturation de sa chair

Oppression pré-native reprise tardivement sur le seuil de l’abandon

Qui n’a pu avoir lieu dans la réalité et qui s’incorpore dans l’incompris

Par le faux sauvetage d’une présence obscure dans l’ombre du néant

Il y a là-dedans le vrai d’un mystère inanalysable anéantissant

L’être laissé sur le seuil de l’abîme sans le pas de l’audace

Sous la menace d’une mort qui évacuerait le problème

Et pour toi amour tu peux dire même crûment

Surtout en m’aimant que l’autre est l’enfer

Avec moi esclave de défi impossible

Voilà une condamnation à vivre

Notre amour passionnément

Nous sachant impuissant

À jamais y renoncer

Évidente vérité

Nous sommes

L’amour

Ensemble

Sur la rive

Merveilleuse

De l’impossible

Attention au coup

De chaleur de l’éternité

 

 

 

 

Guy Aguenier

 

 

 

 

 

 

 

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