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30 avril 2022 6 30 /04 /avril /2022 14:05
UNE CLAQUE A LA FOIS

 

 

 

Une claque à la fois

 

 

Les maux s’affichent en dérision pour s’écrire

Bonjour monsieur la tête éclate de devoir le saluer

Ce mec était une erreur la mère avait dû se gourer

La relation était scellée pour de vrai avec un air idiot

La recette du premier jour valu jusqu'au dernier

C’est seulement sur son cadavre qu’il glissa un pardon

Avec respect en reculant la tête par pure précaution

Les réflexes chez certains sont devenus l'évidence

Les mesures valent bien au-delà des règles

Tout homme sait que n'est pas père qui veut

Un étranger avait osé poser la main sur sa proie

Juste pour lui faire avouer qu'il serait bien son père

La blague était grosse et valait son pesant de géniteur

Les coups allaient pleuvoir comme une grêle d’orage

Si une étoile avait dû mourir à chaque volée reçue

Le ciel serait certainement vide depuis longtemps

Le bourreau de celui-ci voulait qu'on l’appelle père

Oui bien sûr monsieur mais aïe s'il vous plaît pardon

Baisser les yeux ou les lever allait revenir au même

L'idée d’insolence était le leitmotiv de ses obsessions

Non pas sur la tête mais le geste était preste et brutal

Même pas mal vas-y plus fort mon pote je m'en fous

Un jour j'aurai ta peau que je tannerai en carapace

        Le rebelle n'a de cesse de devancer l'appel extrême

Devenir le plus fort malgré châtiments et ricanements

Les nerfs hideux de honte se roulaient dans leur venin

Les dimanches ne dispensaient pas que de belles prières

Le reclus dans sa cellule jouait des murs avec le front

Le tam-tam des oreilles perdait le ronron des manèges

Les trous sillonnaient le crâne pour y chercher la raison

Aucune issue ne s'offrait au corsaire de pacotille

Il en prenait pour son grade jusqu'à saigner du nez

Et ce n'est pas grave il y avait pire encore à venir

Aller chercher le chaos pour que le match s'arrête

Mais la partie continuait sur son chemin de croix

Le christ vivait son calvaire pour rejoindre son père

        Dans l'ombre anonyme d'autres meurent au pilori

Le pouvoir absolu des tyrans s'exerce sans partage

C'est aux dépens de soi que la partie continue

Les abris avaient quitté les honneurs de la guerre

Les survivants sortaient pour panser leurs blessures

Les bambins sans nom s'accrochaient aux biberons

Pour devenir les champions de la mise en échec

En attendant enfin leur tour pour se taper des filles

L’overdose de connerie allait faire des ravages

L’Amazonie n'est qu'un square pour les géants barbares

Puis on restera tout petit pour le restant de sa vie

C'est comme au théâtre on rit on pleure on applaudit

La claque épate quand elle vous mord la joue

Les dégâts collatéraux des attaques frontales

Torpillent les acteurs trop soucieux de leur texte

Les spectateurs épatés attendaient un miracle

Naturaliser les sauvages en canailles empaillées

Leurs gueules à claque excitaient les bigotes

Le malheur pleurait la fuite des mots d'amour

La vérité était que tout le monde s'en foutait

Chacun dans son cerveau rédige son testament

Alors qu'au fond de soi hurle toujours un enfant

On le tue bêtement pour entretenir le prince

Qui profitera de tout au frais de la princesse

La vie aurait le dernier mot serait toujours belle

Les saisons endeuillées ravivaient leurs couleurs

Le soir tout le monde rentrerait pour nourrir ses frayeurs

Les uns avaient peur du loup les autres de la bergère

Dieu redescendrait pour tous jusqu'à le tutoyer

Une belle ambiance régnait dans cette sainte famille

Les vieux abandonnés crevaient la dalle

Les jeunes embastillés ruminaient leur vengeance

Les méninges s'échauffaient en narguant l’extincteur

Depuis toujours le délinquant endossait sa tunique

        Personne au rendez-vous pour lui régler la pendule

Depuis la coulpe bat son plein et la coupe se vide

Le temps courrait après l'argent pour rembourser sa dette

Le facteur descendait par la cheminée récupérer ses lettres

Nous montions amusés au sommet de nos rêves

        La vitesse du sommeil ne permettait pas de les attraper

Nos réveils castrés faisaient beaucoup de victimes

Au premier rang desquelles de jeunes femmes en larmes

Offusqué de souffrir l'intéressé faisait bonne figure

Devant la scène filmée sauvagement de l'intérieur

 

 

 

Guy Aguenier

 

 

 

 

 

 

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