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HASARD HASARDEUX

 

 

 

 

 

 

Hasard hasardeux

 

 

 

 

On se rend coupable d’un péché d’amour

Oubliant d’aimer rien ne saura compenser ni réparer

Sans rien attendre de l’autre une place vient de se créer

Nos dégoûts sélectionnés réduisent la place de l’autre

Le reste n’est qu’habillage à la mode de l’époque

L’essentiel réside dans les poches percées

Les sentences biaisent les indices

Ouvrent aux murmures le pire

Insupportables manières

De raison non fondée

En vague mourante

Ailleurs gisant

Du meilleur de soi

Perché sur une étoile secrète

Où siège la fée qui guette et protège

Gazouillis du verbe initiateur livré aphone

 sottise divinisée pour compléter le tableau

De tristes spécimens à jamais reproduits

Ressemblances de feuilles mortes

Sous le joug amer des fadeurs

Que contiennent les ombres

Du cloître d’un bonheur espéré nous naviguons

Autour de la fontaine du cœur asséchée de longue date

Le souci entre en résistance à la loterie de l’amour défendu

Les chapelles se remplissent plus ou moins au gré des sentiments

Finalement sans-abri l’ennui attend la fin du printemps

D’un temps imprimé sur terre la tête la première

Amour et hasard se partagent les mystères

 

 

Guy Aguenier

Photo Danièle Vienne Aguenier

 

Ecoutez le podcast de Guy Aguenier sur Spotify

D'autres textes dans le recueil "ÇA COGNE" 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Guy Aguenier - dans POÉSIE
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Meurtrissures infidèles.

 

 

Meurtrissures infidèles.

 

 

 

 

Écriture en pont d'une rive à l'autre. D'aliénés ficelés en disjonction. Jouets de meurtrissures infidèles.  Rien à l'abri du risque héréditaire. Des mises en défaut arrachées à la norme. Sans repère ni metteur en scène.  Sans générique.

Face à un mur sans recul. Sans retour. Ni profondeur de champ. Le nez sur l’événement. Angoisse d'in-sentis tapageurs. Excitations hussardes.

Fantassins de scènes torrides. Membres flétris en retard d'allumage. Sans relief ni issue. Huis clos de plein air en complicité de duperies. De rendez-vous oubliés qui n'ont jamais été pris.

Revers de prière en silences mutiques. Histoires usées sur le chemin du sexe. Godemiché de l'âme désabusée. D'une humanité abandonnée à elle-même. Condamnée à vénérer des idoles. 

Excitation d'une dissimulation. Manifestation de souffrances errantes. En quête de sentiment. D'indulgence obligée d'autres regards. Pour une chose à dire en miroir. D'un manuscrit rédigé dans l'ignorance.

Bande dessinée sur immense mémoire captive. Qui au final ne sert à rien. Tout reste à improviser. Le spectacle ne sera jamais monté que dans le désordre des frustrations à vivre. Au plus profond de l'indigence.

 

 

 

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PRIÈRE SCATO-LOGIQUE

 

 

 

 

 

       

prière scato-logique

 

 

père qui êtes sur terre

priez pour nous pauvres

Enfants de misère

 

qui es-tu inconnu

qui est ton père

et ta mère

 

fous le camp malotru

en voilà des manières

 

vous rendez-vous compte

que ce vilain se présente

sans père ni mère

 

je ne comprends pas

que pareil crime ne soit pas puni

de vie de mort

ou de tout autre manière

 

imaginons ce qu'on peut lui faire

le scalper le crucifier

c'est trop peu sur terre

pour le rendre honteux

 

il en faut moins que cela

appelons le plutôt pauvre petit

 

c'est hasard d'avoir trouvé

le châtiment de ce bâtard

arrivé trop tôt ou trop tard

dans notre univers de lard

 

charcutiers de l'espace

et du temps

nous en ferons du boudin

 

comme une merde

il tombera dans la vitrine de vie

et pas cher au prix de l'ennui

 

vive l'éducation

la nation et la terre entière

 

et que ce vaurien

périsse dans le sein éternel

de notre mère la peur

 

 

azute!

 

 

 

 

 

 

Guy Aguenier

 

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SANS GARANTIE

 

 

Sans garantie

 

 

 

 

 

J'ai été déposé dans un corps incertain d'y demeurer

Sans traçabilité ni garantie de pièce et main-d’œuvre

Le genre carcasse qu'une vie ne suffit pas à retaper

Déjà usé et fatigué d'exister avant sa mise en service

 

Passé au marbre pour une naissance sous accident

Les choses seraient beaucoup plus faciles à raconter

Il n'y aurait eu qu’un trou à creuser sans portrait à tirer

La pause avait était trop courte la pellicule trop sensible

 

L'image restera floue le temps bougeait tout le temps

Vacances au bord d'un lac pour passer de l'autre côté

J’étais près à nager mais la chance a changé de pointure

Top inconfort il me fallut  renoncer et m’asseoir dessus

 

 

 

 

Guy Aguenier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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ENTRE CROISSANCE ET DÉCADENCE

 

 

 

 

 

Entre croissance et décadence.

 

 

 

 

Un pas entre croître et embellir. Entre dégénérer et s'enlaidir. Le seuil de l'un empiète sur le seuil de l'autre. Sans faculté de substitution. Au temps d'une croissance en marge dune décadences.

 

Difficile d'imaginer le principe d'une reconstitution. Il arrive et arrivera que le corps soit absent dans le cycle du vivant. Des formes plus élaborées attendent leur éclosion dans le champ de l'évolution.

 

Sur le tard on s'accorde un retour à la source. De tout. De l'origine à l'invisible. Au plus profond de l'émotion. La douleur fait irruption dans le paysage. C'est une autre traversée à travers enfer et paradis.

 

Sans  arrêter un terme ou un autre. C'est le vent du désespoir qui envahit la plaine. C'est la fin d'une époque pour entrer dans l'inconnu d'une autre. Une connaissance perd pied. Une ignorance naît. Qui porte à croire.

 

Miracle en habit de feu. De l'âme nue réduite à l'essence d'une contemplation. Advenue d'une transcendance transcendée. Dans la foi de l'instant. L'éternité fait jour en flash d'espérance.

 

 

 

 

Guy Aguenier

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REBOND RETARD
REBOND RETARD

 

 

 

 

 

Rebond retard.

 

 

 

 

Un sourire dans une larme suffit à créer l'arc-en-ciel. Beauté transfigurée de l'âme au-delà du dedans. Sans quitter l'œil qui l'a conçue. Dans un jet de tristesse ouverte sur l'impossible résurrection à soi.

 

Du fond des ténèbres on n'échappe à rien. Sauf à passer au-dessus et dessous et à travers sans chercher à fuir. Juste se garder le temps du temps de s'être retrouvé. Et perdu dans l'instant qui s'échappe au gré et su de l'évidence.

 

Aucune duperie ne sera prise à partie. Sauf le regret du respect d'une nécessité supposée. D'une survie sur la pente du temps. Quand on n'est plus qu'un chagrin qui dévale son insignifiance. Perdu dans un amour hors de portée.

 

La lune menteuse annonce la nuit. L'échéance de la déchéance. Certes l'astuce était cousue d'avance. La chose depuis longtemps annoncée sans qu'on eut voulu la voir venir. Le temps du tout repos se brise sur le doute de l'imprévu.

 

L'esprit dans la panique concède à l'évitement du désespoir. Hypothèse d'une ultra solution qui le conduit à la perte. Au lieu d'un patient recours au rebond retard des ressources d'un hasard qui sommeille au fond de chacun. Sans assurance.

 

 

 

Guy Aguenier

Images G.A.

Cliquer sur "m4a" ci-dessus pour entendre le texte.

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GRAVATS

 

 

 

 

Les gravats.

 

 

Les gravats de mes péchés jonchent

Une zone d'incompréhension confondante.

La pensée entravée de ses contradictions.

Rassemble mal l'opinion de ses visions.

 

Rien de  grande chose ne s'accommode.

Des incertitudes des scories de l'inanimé..

En version alcoolique on colle à l'addiction.

Semblable à la croûte d'une peau scarifiée.

 

Les mécontents en attente du grand soir.

Sacralisent les refondations de l'univers.

Vainement le veau tête une mère avachie.

Jeune ampoule gavée de trop d'obscurité.

 

Le bourreau hybride brille sur l'échafaud.

Comme la calvitie sur une tête dégarnie.

Épuisement usé décroché de son calvaire.

Comme grue libérée de charge trop lourde.

 

Dans un incroyable mouvement de lucidité.

L'épargnant du verbe renonce à ses mots.

Bave collante se cramponne au crapaud.

Comme le chien nu à la caravane qui passe.

 

 

 

 

Guy Aguenier

 

Peinture Alex Waw

 

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PARTITION INACHEVÉE
PARTITION INACHEVÉE

 

 

 

 

 

 

Partition inachevée.

 

 

 

Quelle naïveté de se croire assuré de perte en perte. Des objets trouvés sans liens. Brisés entre la chose et l'idée qui la crée. Effet défait engendré de jour en jour.

Avec une pierre à deux coups autour du cou. Une pancarte dicte la douleur. Paradis sur tapis fleuri d'idées bizarres. D'entreprise inconnue. Acteur d'un autre du fond de ses cellules. D'où il peut croire aux histoires qu'il raconte. Des parenthèses. Sur partition inachevée. Tout s'oublie. Le cœur sourit.

Noyade d'un rêve. D'une croyance d'un sans pourquoi. L'ange construit une fraction éphémère à l'insu du bonheur. Qui nous laisse pantois dans une agitation féconde.

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ÉCRIRE OU SE MOUCHER

 

 

 

 

 

 

ECRIRE OU SE MOUCHER

 

 

 

 

 

Souffrance s’écrit vivre.

Quand elle se tait le normal s'éternise.

Oubliée on lui fout trop la paix.

Et le caisson d'isolation frappe la tempe.

 

Le sang bat en tentant de sortir.

Ventouse saignée sans porte de secours.

 

La peau rougit à son aise.

Chaude d’impatience elle se déboutonne.

Humeur perdue dans le vide.

Crier ou pas revient à écrire ou se moucher.

 

 

 

 

Guy Aguenier

 

 

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PRESQUE POUR TOUJOURS

 

 

 

 

Presque pour toujours.

 

 

 

J'irai pleurer sur ta tombe. Jusqu'à l'usure des prières. Les genoux fléchiront des sécheresses du chagrin. Quand les ombres dévoileront le secret des étoiles qui brillent pour toi.

 

Dans le désarroi qui me hante. Une question me taraude. Qu'es-tu devenue dans cette mort qui me paraît stupide. Aucune nouvelle ni signe parlant n'autorisent quelque espoir.

 

C'est le règne du non retour qui s'installe dans un presque pour toujours. Il y a quelque peu dans un lointain immédiat des résignations qui ne se résignent pas à lâcher prise.

 

Le piège à cœur serre trop fort pour s'arracher. Alors aujourd'hui comme hier la même interrogation. Que faire pour échapper à la mainmise du destin. Se laisser pleurer.

 

Soumis à l'obscurité. N'ouvre pas les volets s'il te plaît. La lumière me fait peur. Je crains ne plus la vouloir. J'ai ton image dans mon tiroir. Supportable que dans le noir .

 

 

 

 

Guy Aguenier

 

Dessin Alex Waw

 

 

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