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18 septembre 2026 5 18 /09 /septembre /2026 10:11
RENDEZ-VOUS

 

 

 

 

Rendez-vous

 

 

 

 

Un rien de rendez-vous.

En ravissement de personne.

Le pont d'un regard.

Sans l'estuaire d'une attente.

Noyé jusqu'au silence.

Sur des effluves solitaires.

Agitation spécieuse.

Parmi les flottilles de l’oubli.

Bonheur consumé.

Perdu dans le terrible obscur.

le temps ne sert juste à rien

qu'à couler dans l'abîme du sien

 

 

 

 

 

 

Guy Aguenier

 

 

 

 

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18 septembre 2026 5 18 /09 /septembre /2026 09:37
AU-DELA DE L’AU-DELA

 

 

 

 

Au-delà de l’au-delà

 

 

C’est encore ici et maintenant

Que tout se conjugue qu’on ignore

Les lignes rouges sont toujours confuses

Quand s’approche le jour d’un rendez-vous absent

Raté de plus dans la ringuette mitée des jours alignés

Quelques esprits endormis s’en donnent à cœur joie

Pour faire école de quelques lignes de conduite

Quand on sait que rien d’avance ne se prédit

Que même le pire n’annonce le meilleur

Que de jeu malheureux à risquer

 Une Fausse métamorphose

Il faut un relent de confiance

Pour se livrer au caprice du hasard

Celui-ci n’a rien à gagner de nous suivre

La mièvrerie de nos gestes est de mauvais ton

Une effronterie au destin incompris qui nous guette

Plutôt que faire des plans sur la comète au-delà de l’au-delà

Abandonnons tout de suite les croyances acquises mal archivées

 

 

 

 

 

Guy Aguenier

 

 

 

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17 septembre 2026 4 17 /09 /septembre /2026 22:51
LA OU LE POEME

 

 

 

 

Là où le poème

 

 

 

Le lexique se vide quand la lecture fuit son office

L’humeur chagrine traverse de confuses larmes

Une flamme tente sa chance entre lumières

Le souffle persiste l’inspiration hésite

Brèves coulées dans l’infini du noir

Sans étoile la boussole se perd

Des paresseux mènent le bal

Les sentiments adhèrent au délire

Les compléments de rimes font défaut

Dans l’élan du quatrain perdu décalé en prose

Sous le nez médusé de cellules mutilées de sommeil

La révolte veille immanquablement obnubilée d’un souci

De renversement radical saupoudré d’évasion des sentier battus

Et donne aux phrases des grains de violence là où le poème manque

 

 

 

 

Guy Aguenier

 

 

 

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17 septembre 2026 4 17 /09 /septembre /2026 22:51
AU-DELA DU PRINCIPE

 

 

 

Au-delà du principe

 

 

 

 

À la croisée des chemins

Bifurcation calvaire en question

On peut passer à droite et à gauche

Sans pouvoir se tromper

La loi du hasard régit la chance

 Avec plus ou moins de bonheur à la clé

Vaste prairie ensoleillée

Champ vert peuplé de pavots et coquelicots

Paradis enchanteur de jeunesse

Avec une fleur à la boutonnière

Sans boutonnière ni fleur

Comme la vie est simple et parfaite

Quand on apprend à regarder les yeux fermés

Avec un clin d’œil droit de travers

Face grimée d’acier usée du temps

Grimace de fortune expression de misère

Ouverture à l’ombre géante

Des tournures d’esprit en marche tangente

Suivre à son parfum la vérité

Quel que soit le sens du vent et sa destination

Suivre de plus près son mystère

Pour y trouver sa source d’’inspiration

 

 

 

 

Guy Aguenier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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8 septembre 2026 2 08 /09 /septembre /2026 09:51
CONFESSION À MÉRE

 

 

 

 

 

CONFESSION À MÉRE

 

 

 

Que dire de soi quand on se lâche à se dénoncer des pires faiblesses. Comment qualifier les demandes de pardon à répétition humiliante. Il y a un âge pour tout sans qu’on n’ait toujours à choisir. Mais une énigme m’enchante désagréablement. Me pousse dans des retranchements abusifs. Me confine dans des positions humiliantes. Une phrase s’est glissée dans un rêve qui me disait qui tentait de me dire ce qui se cachait dans cette ambiguïté obscure absurde. Je vous demande pardon de m’avoir abandonné. De m’avoir fait naître sans identité. De n’avoir su me dire qui vous étiez dans votre méchanceté hideuse. Je vous demande pardon mère de m’avoir abandonné. Après m’avoir fait naître. M’avoir privé de nom presque jusqu’à en mourir. Pardon de m’avoir toujours fait taire pour vous éviter de me dire. Les pires vérités de votre miséreuse destinée. Je vous demande pardon de m’avoir maltraité en toute impunité sans vergogne. Je vous demande pardon de n’être pour rien dans votre vie de messaline insalubre. Je ne regrette pas de n’avoir rien à ajouter à ce passé désastreux. Qui continue de me détruire quatre-vingt-quatre ans plus tard. Fâcheuse histoire honteuse impossible à raconter encore moins à oublier. Gravée dans le marbre d’un présent presque heureux sans résilience.

 

 

 

 

 

Félix Léry

Guy Aguenier

 

 

 

 

 

 

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26 août 2026 3 26 /08 /août /2026 11:07
CARNAGE DU DÉSIR

 

 

 

 

 Carnage du désir

 

 

 

Affrontements sanglants d'un clan d'hommes contre un panel de femmes furieuses. Voyage bestial dans le bocage du désir refoulé. Question dévoyée perdue dans la pagaille des hostilités. Le brassage d'émotions brouille la clairvoyance du rêveur. Les lignes se brisent s'affirment et disparaissent. La vision vacille devant la violence de la rencontre. Les éléments se télescopent au point de fusionner. Les esprits s'échauffent les corps viennent se briser sur le rocher des solitudes infernales. Un mouvement de fond bouleverse l'ordre acquis des fausses sagesses. Les armes s'activent de fulgurances meurtrières. L'affrontement efface les différences longtemps crues étanches.  Dans la mêlée plus rien ne se reconnait dans un sexe comme dans l'autre. Les identités ont revêtu le masque du phallus en éruption. La cité se recouvre des cendres du passé. Les larves posthumes se camouflent dans le combat. C'est une lutte à mort en chemin de croix de jouissance. Les dégâts collatéraux sont considérables. Les paillotes endiablées du sommeil d'été volent en éclats. L’univers démonte son chapiteau pour des velléités nomades. La construction n'a pas encore trouvé son terrain d'entente. Les plaies sont vives et la rancœur git à cœur ouvert. La déception des plaies réclame un délai pour la régénération des silences à venir.

 

 

 

                                                 Guy Aguenier                                                                     Félix Léry 

 

 

 

 

 

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25 août 2026 2 25 /08 /août /2026 15:58
ÉCŒUREMENT DU NOMBRIL

 

 

 

 

Ecœurement du nombril.

 

 

 

Un sentiment d'écœurement submerge l'époque. Conflit de nombrils dans le bocal du monde. Peine. Blessure. Chagrin. Narcissisme mis en délibéré permanent. Imposition tous azimuts de pénitence insensée. Crétinisation à pied à cheval et par tous moyens de communication. Fouille fouineuse de pédanteries sur une planète exsangue. Quidam en quête de la meilleure place sans jamais la trouver. Croyant néanmoins y être assis en toute légitimité. Par commodité pérenne. Le dernier-né est toujours le meilleur. Champion toute catégorie. Mains ligotées aux étoiles. En mémoire du dernier sacrifié. Avec médaille incontestée. Sous les regards jaloux de haine et de désespoir. Paranoïa emprunte d'insomnie. D'excitation en déception. Seul contre lui-même avec la rage depuis le départjusqu'à l'arrivée. Du début à la fin. Dans le feu du sacre on imagine rafler un dernier trophée. Mais on reste figé. Carbonisé sur son piédestal. Tandis qu'autour la fronde s'organise. Les machinations retorses s'élaborent.  Après le culte c'est la chasse à l’idole. Une muse de peu vient en réconfort à l'orée de l'épreuve. Qui le fait cavaler jusqu’à perdre haleine. Il faut qu'il gagne. Il va gagner. Il gagne. Après un dernier effort il quitte la piste pour purger sa faute. Se confesser en pièce jointe. Mettre aux archives sa pathologie. On est toujours champion une dernière fois. Juste pour la galerie. Avant d'abandonner la partie en aveugle. Partir en vagabond dans les allées d'une vie pitoyable. Dans un creux de province. Allant et venant de partout à nulle part. D'étape en étape sur le chemin des remémorations. Avec une ombre qui le devance ou le suit. Qui toujours l'obscurcit et l'obsède. Comme une répétition monastique dans l'abbaye d'un corps étranger. Jusqu'au retour d'un spectre en resurrection d'une lettre aïeule. Image prise au pied d'une lamentation.  Sourire ou esquisse d'un sourire en lumière noire. Les spectres aussi se dédoublent. Toujours plus jeunes mais sans visages. Course folle vers les aires du reflux. Il rit et pleure. Dans le cercle éventé du passé. Sacralisant les souvenirs. Avènement et chute d'un champion de pacotille. Coureur sans fond en totale solitude. Pieds et cul nu sur un chemin sans issue.

 

 

 

Guy Aguenier

Félix Léry

 

 

 

 

 

 

 

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24 août 2026 1 24 /08 /août /2026 11:12
TERRINE FAMILIALE

 

 

 

 

 

Terrine familiale

 

 

 

 

Genre caveau de famille. Berceau de l'hérédité. Monument au mort vivant. Stabiliser la lignée. Garantir l'évolution. Terrine de génération à l'ancienne confite en feuilleté de souvenirs. Dans l'équilibre des genres pour préserver l'espèce. Opération délicate. Les anciens sont coincés contre les plus jeunes pour compacter l'ensemble. Le caveau assez lâche laisse trop de place au vide. A  l'espace inoccupé. À la vacuité indésirable. Source d’angoisse pour les générations futures. Garder le sens du mot en fabrication . Exercice complexe. Essentiel à la survie. Avec toujours l'image d'une famille compostée. Fossilisée pour la commodité archéologique. L'humain se prête goulument au rituel  généalogique. Aux compressions d'informations. Pour garder les dossiers en mémoire. Sans perdre trop de place. Entérinement familial depuis la nuit des temps. Compost humain en enterrement. On thésorise les données. On informatise pour mieux se souvenir. Hélas les gènes trop comprimés donnent des migraines. Des douleurs rebelles. Des vies gâchées à vouloir tout ressusciter. Voilà de quoi mériter d’être vivant. A méditer quand il est encore temps.

 

 

 

 

 

Guy Aguenier

Félix Léry

 

 

 

 

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15 août 2026 6 15 /08 /août /2026 16:03
NOYADE EN DIRECT

 

 

 

 

 

Noyade en direct

 

 

Une raison d'exister. Un mot. Exercice de vitalité. La pensée s'épluche chaque nuit. En extraction de rêve. Autour du sexe. On paramètre ce qui en reste. Mutilation plus ou moins précoce. Selon régions et religions. Résurrection sur champ d'avaries. On laisse tomber prépuce et dent de lait. On noie l'enfant en direct. Sous prétexte de baptême. Cris arrachés tous azimuts. Comme Marguerite effeuillée contre son gré. L'homme. La femme. Le sexe. Tout succombe à l'habitude. Le geste oublie la dépouille de ses tics. Le désir plonge dans l'ennui des répétitions. La société abuse ses vedettes. Spécule sur ses acteurs. Trafic de mythes et d'illusions. Panade de vrai en artifice. La panique installe les solitudes en exclusion. Forcenés en marge du règne de l'humain. C'est le temps des débâcles de jouissance. Absence sans limite. Sans frontière à traverser. Le réel s'agite dans tous les sens. Angoisse perdue dans l'oubli. Au jeu des milles farces tout est bon à prendre. Sous prétexte d'innocence. Du n'importe quoi en contorsions hystériques. Les connexions artificielles défont le fil de l'esprit. Confinée à l'isolement la question perd ses pétales. On arbore seulement des réponses toutes faites. Étroitesse contagieuse des horizons bouchés. La nuit est voilée d’attente d’un nouveau jour. Les rêves dépucelés arrachent les rideaux. Sous prétexte de transparence.  les placards s’aèrent pour respirer. Les yeux ouverts assurés de ne rien voir. La lumière manque à la brume fautive. La guerre des sexes divise les genres. Multiplie les quiproquos. Avec le noyé à ses basques la nage est difficile. Le vif truffé de trafics langagiers autopsie le sens. Jusqu'à l’effacement du message. Les masques durcissent à l'usage. Les doubles supplantent les originaux. Production orgiaque d’ombres de luxure. Chagrin à peine ouvert aussitôt refermé. Peur recluse en recherche d’origine. Défilement trop rapide pour en saisir la teneur. Mémoire fatiguée du banal quotidien. Péroraison abscons sur l'anatomie du désordre. Chevauchée molle d’une excitation en fuite. Déguisé en victime on masque les désirs vengeurs. Avec crime plein la bouche et salive angélique. Hypocrite réalité d’existences périssables. Perte du goût en ruminations obsédantes. Finalement on s'arrête à la veille du lendemain pour échapper à la douleur de l'avenir.

 

 

 

 

 

 

 

Guy Aguenier

Félix Léry

 

 

 

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14 août 2026 5 14 /08 /août /2026 18:06
SANS GARANTIE D'ORIGINE

 

 

 

 

 

Sans garantie d'origine.

 

 

 

 

Trop de manque nuit au manque. Entrave sa fonction . Affirme l'in-efficience du vivant. Mais on castre comme on respire. Comme on meurt. On remet chaque jour la tête sur le billot. Pour renaître. Et jusqu'à une dernière fois. On interroge le sexe. On l'oblige à cracher sa pastille. Lui extirper un moindre désir. Une parole. Un secret. Pour ensuite l'accabler d'impossibilité. Le réduire à l'impuissance. La coupe est pleine. Le fleuve déborde. L'amour reflue d'où il vient. L'union échappe au comblement du vide.  Réduite à un complément quasi obligatoire. Laisse la moitié castrée en difficulté. Croisière de deuil. Misère d'absence. Détournement d'une image qui fait cécité. Gésir dans l'impossibilité de saisir. Laisser l'œil échapper au regard. Devenir l’ombre de l'autre. Se satisfaire de substitution illusoire. Un plus un ne font qu'un plus un. Ni plus ni moins. À charge de s'en contenter. Sans garantie d'origine.

 

 

 

 

Guy Aguenier

Félix Léry

 

 

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