29 octobre 2026
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Lueur sans espoir.
Il ne suffit pas de rêver il faut entendre voire comprendre et effacer son rêve. Discipline à l’issue de toutes les nuits de tous les matins de tous les instants. Sans chercher le plan suivant avant d’avoir fait le ménage dans le cerveau de l’instant précédent. Hygiène primordiale à toute pensée et projection dans l’avenir. On ne plonge pas on goûte la chance d’être là. Loin de pompeux souvenir ou radieux sourire. On fait des petits pas avant d’en faire des grands jamais au-dessus de sa pointure. Entrer dans la pensée pour y planter le ferment d’images en gestation au fond des ombres intimes. Facile à entendre à dire facile à lire difficile à retenir dans l’explosion du futur. Les germes sont à inventer de toutes pièces au fil du temps et de ses séquences. Rien n’est écrit d’avance qui se consomme sur place en toute innocente bonne volonté De toutes façons en toute saison la rigueur est obligatoire en toutes circonstances. Plongeant brutalement dans l’infini on bouscule les anges et falsifie les lumières qui nous éclairent. L’exploration est immense le voyage à jamais terminé les conclusions hors d’atteinte. Il est donc inutile de se rouler dans l’autosatisfaction quelque satisfaction que ce soit sauf à accepter un doux répit quand la chose fonctionne. Et que le temps reste clair au-dessus de nos têtes et notre nature. Absorbé que nous sommes par le souci du lendemain. Qui se profile rarement sous bonne augure. Même si celle-ci reste à inventer avant chaque départ en priant le ciel que ça dure. Conscient que rien ne résiste au temps ni ne dure et toujours se transforme. Lueur sans espoir dans un perpétuel couloir d’espérance
Félix Léry
Lueur sans espoir.
Published by Guy Aguenier
27 octobre 2026
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Bizarrerie ordinaire
Sans savoir sur quel pied danser en piétinant en tous sens.
On agite les grelots on se berce d’étrangeté de rêve et somnolence.
Ou folie des mots actes pensées et opinions. Puis boxon dans landerneau.
Et dans le guignol de l’existence la palme ne tombe jamais sur quiconque ni personne.
Sauf le dernier qui recueille gloire et lauriers jusqu’à la prochaine létale crucifixion.
Donc à chacun son lot de petits plaisirs et grande détresse.
Pitreries multi crues pour se rendre intéressant.
Hélas sans succès probants qui conduise l’être en transcendance.
La baraka n’est pas à tous les menus loin s’en faut.
Mais au lieu de mille billevesées de phrases alambiquées
qui ne veulent rien dire il serait adroit de se mettre en pause.
Et chercher la bonne longueur d’onde le bon endroit où s’organise la chance.
C’est-à-dire entrer en résonance autant avec soi qu’avec ceux avec qui nous faisant société.
Si le miracle existe c’est dans un profond silence.
Qu’il convient d’apprivoiser dans des sillons d’amour au plus profond des joies et peines.
Sans jamais capituler ni faire semblant d’avoir l’air.
Le pire de la bizarrerie ordinaire est un riche sourire qui conduit à la sereine paix intérieure
à partager sans tricher ni minauder
Félix Léry
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POÉSIE
27 octobre 2026
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16:18
Le soir avant la nuit
Sauvage en sa culture l’homme en liberté. S’adonne sans mesure à ce qui lui passe par la tête. Sans souci du vivre ensemble. Révolte en errance de jour. Coup de vieux quand l’obscurité règne la nuit. Heure où l’esprit bat la chamade de l’impossible. Quand se perd la clairvoyance. L’excitation monte en puissance. L’intuition ignore l’ignorance Tout est permis. à qui se sent seul au monde. Autour tout est gris qui mérite mépris. Renverser la table devient seule issue. Révolte solitaire encore. Si le phénomène se collectivise se généralise la perte de la mesure. Ce n’est jamais le grand soir avant l’éternelle nuit. Sauf d’attendre la police de l’Apocalypse. Chacun aura sa place sur la ligne d’un nouveau départ. Avec une super sauvage nouvelle sélection.
Félix Léry
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POÉSIE
22 octobre 2026
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Boulevard de la nuit
Dans la solitude les ombres s’agitent font musique à l’ennui. La servitude se réveille au chevet de l’insomnie. Les pensées se délitent au fil des ombres. Les horreurs d’angoisse distillent leurs poisons. Des filets de délires imaginent folles folies. Les fleurs d’inquiétude flânent en balade buissonnière. Dans l’attente d’un néant enchanteur. Rien de neuf sans soleil. Sauf l’erreur d’être seul. Comme de ne pas l’être. Cette nuit-là confine à la faute de s’être enfui en trahison. Le manque bat son plein de ras-le-bol. Les tambours font danser les abandons insalubres. Il manque un petit pas de travers. Conduisant la fanfare vers un ailleurs d’amour meilleur que l’aube. Au fil des défaites les temps s’endimanchent de corbeilles de haine. L’être se perd en bâillement étouffant de fatigue d’entêtement. C’est la retraite des solitudes forcenées en maison close. Sous le joug des âmes ruinées d’usure. En recensements de pertes à venir. Quand on démissionne. Plus rien ne motive l’effort. Paupières avec du plomb dans l’aile. Le jour n’y entre plus. Seule la déprime présente ses lettres de détresse. L’enfer nous attend promettant de nouvelles recettes. La route déserte sera longue qui ne conduit nulle part. Sauf à un aléatoire retour à la case départ. Au royaume des pâquerettes sans pétales à arracher à l’aubaine. Des identités virtuelles échouent dans la déliquescence d’un toujours autre contretemps glorieux dédiés aux guichets fermés.
Guy Aguenier
Lui
Félix Léry
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POÉSIE
21 octobre 2026
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Tache sur l’âme
L’imagination nous fait prendre les vessies pour des lanternes. Nous ne sommes pas à une approximation près. Nous étouffons de maximes hallucinées jusqu’à l’infini de l’absurde. On ne voit plus on imagine ce qu’on regarde. On ne pense plus on est pensé. C’est la faillite du sujet débâcle de l’autorité. Un refus obstiné de devenir intelligent. Voir au-delà de la culpabilité de nos ambivalences nocives. Ce serait drôle si nous nous dépassions en allant plus loin. On peut considérer la vieillesse comme une tache sur l’âme. L’être dans un corps vacillant affaibli par le temps fait grise mine. L’image devient crise. La photo perd sa couleur sans noir ni blanc. Gribouillis de ratures griffures blessures d’arrachement à l’image que nous avions de nous-mêmes. Constat désappointant. Ahurissant. Vieillir. Toute cette vie pour arriver là. Jamais imaginé dans notre éternelle jeunesse. Affreux de se tromper à ce point sur la vie. En trichant nos errements perdus dans qui ne semble plus supportable. Néanmoins force est d’accepter la réalité sans s’enfermer ni déprimer. Apprivoisant sereinement l’idée anticipée de la mort impitoyable
Guy Aguenier
Félix Léry
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POÉSIE
20 octobre 2026
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Dans le jardin d’Hadès
Toujours appelé un jour ou l’autre à visiter l’envers de la vie. Sans savoir vraiment si c’est invitation ou condamnation. L’angoisse surfe d’une pensée à l’autre pour éviter l’ankylose. Sans promesse d’avenir. Telle devise du curieux qui cherche l’ultime ascension. Parfum mystérieux en vagabondage solitaire. Épopée mythique à la recherche du hiéroglyphe qui manque à la langue natale. Promenade tamisée à la frontière du crépuscule. Jeu de présence absence sur l’échiquier d’une partie pas gagnée d’avance. Chaque jour une nouvelle aventure sans aube. Le temps d’inventer un soleil pour l’âme. Méditation sur le reste à vivre quand le temps n’est plus compté. Point à partir duquel se fabrique l’évènement dans le jardin d’Hadès. Galop d’essai de traversée scabreuse en terre hostile lumineuse. Au-delà des avatars du hasard dans les prairies d’instants fleuris à cueillir. Quand les satiétés ne sont plus de saison. Sans perdre pour autant l’appétit des choses de la vie. Accueillir sans s’en raconter plus qu’il ne faut. Et oublier devient le dernier levier de nos possibles. Alors on se satisfait de ce qu’on n’a plus. Sans ne l’avoir réellement jamais eu. S’affairer sur une page blanche devient signe d’espérance. En chantier d’une œuvre à jamais achevée. Schéma imaginé de toute pièce. Dans l’azur délétère des laideurs en souffrance. Vers l’inconnu de joie doute et beauté. Sur les murailles pailletées de nos rêves.
Félix Léry
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POÉSIE
18 octobre 2026
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Je te dis non
Au risque de déplaire franchise sincérité sont clés de vrais échanges. Loin de logorrhées explicatives interminables avec chantage à la clé. Préservation contre les intrusions nocives des familiarités. Tentatives d’invasions affectives non dites. Non à la tyrannique venue d’avant le déluge. Je te dis non tout de go. C’est à prendre et à laisser. Sans négociation. C’est le présupposé du oui à la liberté. Non à la popote familiale. Ça ne se négocie pas. D’aucune manière. On tranche dans le vif du sujet invasif. Sans se laisser coloniser par la faiblesse. Venue d’ici ou de là. S’ériger en défense intuitive. C’est non sans négociation. Non avant que ça ne se gâte jusqu’au pire. Cela va de soi. Avant que ça ne déborde dans le n’importe quoi sans limite. Des embrouilles réitérées jusqu’au drame. Sans quitter intelligence et respect qui donnent à la vie sa dignité. Non au laisser-aller. Non aux aliénations de toutes sortes. Je te dis non parce que je t’aime et me respecte. En te demandant pardon de t’avoir dérangé ou blessé.
Félix Léry
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POÉSIE
18 octobre 2026
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Couleur erreur
Dans le péril des corps les désirs n’en font qu’à leur tête dénoncent la fusion des cœurs. Les mœurs gisent dans les fossés gorgés d’erreurs. Les silences respirent une mort lente. dans les réserves d’espérance. Lutte sans pitié toutes les mimiques savamment échangées. La tristesse monte d’un cran à chaque instant. L’angoisse lit dans le partage des lits l’imminence du glas des divergences. La vie tente d’éviter le pire mais l’ennui obsède l’esprit sidéré. La perspective d’une séparation ne quitte plus les amoureux. Cruauté farceuse à l’aise dans les brisures d’amour. Attente infernale. Larmes douleurs abusent l’inquiétude. L’âme perdue dans les rixes meurtrières. La quiétude a perdu patience et rien ne peut inverser le cours des choses. Quand il est bien tard d’en finir. Il faut retrouver le manque de l’autre et le goût de ses attraits. Victimes de trop de rengaines d’habitudes consacrées et de promiscuité. Le mystère a déserté la chaumière. La liberté crie misère. Vaut-il mieux mourir qu’oser souffrir le changement avec dignité. La question reste posée même en connaissant la réponse. Mieux vaut attendre que couleur passe en corrigeant l’erreur.
Guy Aguenier
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16 octobre 2026
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Hors de l'œil
Rives radieuses de l'enfance.
Dévoilées quand l'oubli anoblit la mémoire.
Les prédictions du passé se réalisent.
Desséchées dans l'attente de ce qui arrive.
Avant l’avenir on pronostique.
Selon l’humeur du jour curieux de hasard.
La chose repose hors de l'œil
Ereintée de lumière en attente d’un regard.
La fleur embaumée exhale son haleine
Vers un autre vase en fuite de tranquillité.
Images désastreuses à éviter.
De conflits résiduels gavés de béquées.
Plaisirs pris au pas cadencé.
Chez des vertus stratifiées au goût peu sûr.
Ignorance à qui refuse de donner.
Ce qui reste perdu ne lui sera jamais rendu.
Guy Aguenier
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15 octobre 2026
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invité à demeure
attaché ou détaché d’une caverne
le vivant oblige à recenser ses chaînes
forcené à la recherche d'une vérité
souffrante d'une vision opaque refoulée
la vitre isole du vacarme des nuits
voletée elle devine le code des pensées
on quitte son lit en terre d’évasion
contraint au matin à prendre du service
les cauchemars tenus au secret
secouent le rêveur d'incessants réveils
le joug de la faim nous maintient
placé aux confins du travail assez forcé
la fatigue utile se repaît d’arrogance
en vue de beaux jours déclinés d’avance
à la lisière perfide des malentendus
réside un péril attendu invité à demeure
Guy Aguenier
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