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26 août 2026 3 26 /08 /août /2026 11:07
CARNAGE DU DÉSIR

 

 

 

 

 Carnage du désir

 

 

 

Affrontements sanglants d'un clan d'hommes contre un panel de femmes furieuses. Voyage bestial dans le bocage du désir refoulé. Question dévoyée perdue dans la pagaille des hostilités. Le brassage d'émotions brouille la clairvoyance du rêveur. Les lignes se brisent s'affirment et disparaissent. La vision vacille devant la violence de la rencontre. Les éléments se télescopent au point de fusionner. Les esprits s'échauffent les corps viennent se briser sur le rocher des solitudes infernales. Un mouvement de fond bouleverse l'ordre acquis des fausses sagesses. Les armes s'activent de fulgurances meurtrières. L'affrontement efface les différences longtemps crues étanches.  Dans la mêlée plus rien ne se reconnait dans un sexe comme dans l'autre. Les identités ont revêtu le masque du phallus en éruption. La cité se recouvre des cendres du passé. Les larves posthumes se camouflent dans le combat. C'est une lutte à mort en chemin de croix de jouissance. Les dégâts collatéraux sont considérables. Les paillotes endiablées du sommeil d'été volent en éclats. L’univers démonte son chapiteau pour des velléités nomades. La construction n'a pas encore trouvé son terrain d'entente. Les plaies sont vives et la rancœur git à cœur ouvert. La déception des plaies réclame un délai pour la régénération des silences à venir.

 

 

 

                                                 Guy Aguenier                                                                     Félix Léry 

 

 

 

 

 

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25 août 2026 2 25 /08 /août /2026 15:58
ÉCŒUREMENT DU NOMBRIL

 

 

 

 

Ecœurement du nombril.

 

 

 

Un sentiment d'écœurement submerge l'époque. Conflit de nombrils dans le bocal du monde. Peine. Blessure. Chagrin. Narcissisme mis en délibéré permanent. Imposition tous azimuts de pénitence insensée. Crétinisation à pied à cheval et par tous moyens de communication. Fouille fouineuse de pédanteries sur une planète exsangue. Quidam en quête de la meilleure place sans jamais la trouver. Croyant néanmoins y être assis en toute légitimité. Par commodité pérenne. Le dernier-né est toujours le meilleur. Champion toute catégorie. Mains ligotées aux étoiles. En mémoire du dernier sacrifié. Avec médaille incontestée. Sous les regards jaloux de haine et de désespoir. Paranoïa emprunte d'insomnie. D'excitation en déception. Seul contre lui-même avec la rage depuis le départjusqu'à l'arrivée. Du début à la fin. Dans le feu du sacre on imagine rafler un dernier trophée. Mais on reste figé. Carbonisé sur son piédestal. Tandis qu'autour la fronde s'organise. Les machinations retorses s'élaborent.  Après le culte c'est la chasse à l’idole. Une muse de peu vient en réconfort à l'orée de l'épreuve. Qui le fait cavaler jusqu’à perdre haleine. Il faut qu'il gagne. Il va gagner. Il gagne. Après un dernier effort il quitte la piste pour purger sa faute. Se confesser en pièce jointe. Mettre aux archives sa pathologie. On est toujours champion une dernière fois. Juste pour la galerie. Avant d'abandonner la partie en aveugle. Partir en vagabond dans les allées d'une vie pitoyable. Dans un creux de province. Allant et venant de partout à nulle part. D'étape en étape sur le chemin des remémorations. Avec une ombre qui le devance ou le suit. Qui toujours l'obscurcit et l'obsède. Comme une répétition monastique dans l'abbaye d'un corps étranger. Jusqu'au retour d'un spectre en resurrection d'une lettre aïeule. Image prise au pied d'une lamentation.  Sourire ou esquisse d'un sourire en lumière noire. Les spectres aussi se dédoublent. Toujours plus jeunes mais sans visages. Course folle vers les aires du reflux. Il rit et pleure. Dans le cercle éventé du passé. Sacralisant les souvenirs. Avènement et chute d'un champion de pacotille. Coureur sans fond en totale solitude. Pieds et cul nu sur un chemin sans issue.

 

 

 

Guy Aguenier

Félix Léry

 

 

 

 

 

 

 

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24 août 2026 1 24 /08 /août /2026 11:12
TERRINE FAMILIALE

 

 

 

 

 

Terrine familiale

 

 

 

 

Genre caveau de famille. Berceau de l'hérédité. Monument au mort vivant. Stabiliser la lignée. Garantir l'évolution. Terrine de génération à l'ancienne confite en feuilleté de souvenirs. Dans l'équilibre des genres pour préserver l'espèce. Opération délicate. Les anciens sont coincés contre les plus jeunes pour compacter l'ensemble. Le caveau assez lâche laisse trop de place au vide. A  l'espace inoccupé. À la vacuité indésirable. Source d’angoisse pour les générations futures. Garder le sens du mot en fabrication . Exercice complexe. Essentiel à la survie. Avec toujours l'image d'une famille compostée. Fossilisée pour la commodité archéologique. L'humain se prête goulument au rituel  généalogique. Aux compressions d'informations. Pour garder les dossiers en mémoire. Sans perdre trop de place. Entérinement familial depuis la nuit des temps. Compost humain en enterrement. On thésorise les données. On informatise pour mieux se souvenir. Hélas les gènes trop comprimés donnent des migraines. Des douleurs rebelles. Des vies gâchées à vouloir tout ressusciter. Voilà de quoi mériter d’être vivant. A méditer quand il est encore temps.

 

 

 

 

 

Guy Aguenier

Félix Léry

 

 

 

 

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15 août 2026 6 15 /08 /août /2026 16:03
NOYADE EN DIRECT

 

 

 

 

 

Noyade en direct

 

 

Une raison d'exister. Un mot. Exercice de vitalité. La pensée s'épluche chaque nuit. En extraction de rêve. Autour du sexe. On paramètre ce qui en reste. Mutilation plus ou moins précoce. Selon régions et religions. Résurrection sur champ d'avaries. On laisse tomber prépuce et dent de lait. On noie l'enfant en direct. Sous prétexte de baptême. Cris arrachés tous azimuts. Comme Marguerite effeuillée contre son gré. L'homme. La femme. Le sexe. Tout succombe à l'habitude. Le geste oublie la dépouille de ses tics. Le désir plonge dans l'ennui des répétitions. La société abuse ses vedettes. Spécule sur ses acteurs. Trafic de mythes et d'illusions. Panade de vrai en artifice. La panique installe les solitudes en exclusion. Forcenés en marge du règne de l'humain. C'est le temps des débâcles de jouissance. Absence sans limite. Sans frontière à traverser. Le réel s'agite dans tous les sens. Angoisse perdue dans l'oubli. Au jeu des milles farces tout est bon à prendre. Sous prétexte d'innocence. Du n'importe quoi en contorsions hystériques. Les connexions artificielles défont le fil de l'esprit. Confinée à l'isolement la question perd ses pétales. On arbore seulement des réponses toutes faites. Étroitesse contagieuse des horizons bouchés. La nuit est voilée d’attente d’un nouveau jour. Les rêves dépucelés arrachent les rideaux. Sous prétexte de transparence.  les placards s’aèrent pour respirer. Les yeux ouverts assurés de ne rien voir. La lumière manque à la brume fautive. La guerre des sexes divise les genres. Multiplie les quiproquos. Avec le noyé à ses basques la nage est difficile. Le vif truffé de trafics langagiers autopsie le sens. Jusqu'à l’effacement du message. Les masques durcissent à l'usage. Les doubles supplantent les originaux. Production orgiaque d’ombres de luxure. Chagrin à peine ouvert aussitôt refermé. Peur recluse en recherche d’origine. Défilement trop rapide pour en saisir la teneur. Mémoire fatiguée du banal quotidien. Péroraison abscons sur l'anatomie du désordre. Chevauchée molle d’une excitation en fuite. Déguisé en victime on masque les désirs vengeurs. Avec crime plein la bouche et salive angélique. Hypocrite réalité d’existences périssables. Perte du goût en ruminations obsédantes. Finalement on s'arrête à la veille du lendemain pour échapper à la douleur de l'avenir.

 

 

 

 

 

 

 

Guy Aguenier

Félix Léry

 

 

 

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14 août 2026 5 14 /08 /août /2026 18:06
SANS GARANTIE D'ORIGINE

 

 

 

 

 

Sans garantie d'origine.

 

 

 

 

Trop de manque nuit au manque. Entrave sa fonction . Affirme l'in-efficience du vivant. Mais on castre comme on respire. Comme on meurt. On remet chaque jour la tête sur le billot. Pour renaître. Et jusqu'à une dernière fois. On interroge le sexe. On l'oblige à cracher sa pastille. Lui extirper un moindre désir. Une parole. Un secret. Pour ensuite l'accabler d'impossibilité. Le réduire à l'impuissance. La coupe est pleine. Le fleuve déborde. L'amour reflue d'où il vient. L'union échappe au comblement du vide.  Réduite à un complément quasi obligatoire. Laisse la moitié castrée en difficulté. Croisière de deuil. Misère d'absence. Détournement d'une image qui fait cécité. Gésir dans l'impossibilité de saisir. Laisser l'œil échapper au regard. Devenir l’ombre de l'autre. Se satisfaire de substitution illusoire. Un plus un ne font qu'un plus un. Ni plus ni moins. À charge de s'en contenter. Sans garantie d'origine.

 

 

 

 

Guy Aguenier

Félix Léry

 

 

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13 août 2026 4 13 /08 /août /2026 00:31
MULTIPLICATION DES GÈNES DANS LE DÉSORDRE

 

 

 

 

Multiplication des gènes dans le désordre.

 

 

La chaîne humaine soumise aux lois du désordre s'épuise. Elle risque une disparition imminente. On organise alors un sauvetage inopiné dans la pagaille des disparités. On échantillonne les gènes. On les rassemble sur une ligne allant de l'origine à la fin. Sans sélection.  On ramasse tout ce qu'on trouve. Dans un anti eugénisme supposé On mise sur des individus réduits à leur essence. Capacité à se reproduire ou plutôt à produire des espèces différentes. Dans la mixité des métissages. La disposition des sujets éprouvette se fait en ligne. Une principale et une seconde parallèle en sauvegarde de la première. Sauvegarde du nombre et non de la qualité des individus. Il faut reconstituer les composants de l'humain. Et mélanger le tout en le secouant la durée. On vise l'éternité. Et puis on attend. On voit ce que ça donne dans la recomposition. Restructuration dans la multiplication des gènes. Individus distribués sans ordre. Dans l'aléatoire du hasard du couloir universel. On racle les fonds de tiroir pour rassembler toutes les espèces vivantes sur terre. Sans critères apparents. On feint de retrouver la confiance dansl'évolution de l'espèce. Quand elle échappe à l'équation des prévisions humaines. On s'en remet au caprice du vivant. Rien ne peut être pire que ce qu'on quitte aujourd'hui pour demain.  Épuisés que nous sommes de rester les mêmes. De se reproduire en milieu fermé confinés en consanguinité. On arrache à l'esprit ses sempiternelles barrières. Le regard se livre en toute confiance à l'horizon. En l'espèce à cet instant précis de son histoire l'humanité n'a pas d'autre chose à faire. Ce n'est plus l'heure du choix ou de la réflexion c'est l'heure de l'action consciente résolue. On fonce dans la foi du désordre organisateur. On met les sujets en présence et attend les réactions. La désintégration des individualités recomposées ouvre la voie à un repeuplement gigantesque sans prétention. À la mesure de l'au-delà de l'homme. Mondialisation génétique régie par le non choix. Pas de tri dans les pièces de l'expérience. Tout ce qui traîne fait l'affaire. On aboutit à une arche désespérée. Dernière tentative de représentation de l’humain dans l’urgence absolue. On s'affranchit des us et coutumes. On taille dans le vif du sujet. On attrape. On vole les ingrédients hétéroclites nécessaires. On dévalise les supermarchés de la vie ordinaire pour les besoins de la cause. On réquisitionne et on observe seulement. On s’éclipse dans le temps pour devenir témoin des réactions à venir. Réactions civiques chimiques eugéniques sans savoir. Glissement dans la confusion des nouveaux spécimens. Ouverture sur l'extrême des différences. Enfin la révolution culturelle absolue. Attendue. Avec des craintes de représailles des autorités bienpensantes. Dans ce temps un couple vit sa vie dans un foyer tranquille. Dans un Nouveau Monde en construction. Accepté comme violent cette fois. Enfin une découverte qui bouleverse la partition des renaissances. De nouvelles alliances. Visa pour un aléatoire serein. Tranquille malgré tout. L'herbe reste verte et les arbres jouent leur rôle. Les oiseaux enchantent le cœur  des amoureux et des autres. Chacun vit sans se soucier du chapeau du voisin. Rien ne va mieux ça bouge.

 

 

 

Guy Aguenier

Félixléry

 

 

 

 

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12 août 2026 3 12 /08 /août /2026 23:51
PANNE DE LUNE

 

 

 

 

Panne de lune.

 

 

 

La nuit répare les rayures du nouveau jour

Venue du chant des ondes une leçon d'amour réveille la vertu

Des ciels ténébreux un restant de rivière lèche les berges

Où es-tu poésie un rien de clairière rend plus heureux

Tristesse des prisons des choses closes du silence

Inexpliquées à jamais sentences de l'incompris

Bon sens est d’hier ruine est d'aujourd'hui

On construit de nouveaux paradis

À chaque jour sa nuit

Petit frisson d'un désordre

Établi pour que règne l'aumône des repentis

Que les Âmes nées d'avant retrouve la souvenance

D’un oubli d'une peur traînée depuis les infinis insondables

Des lointains sur les pentes défraîchies en labo d'infortune

Ronronnement de plainte sans plus de saison à l'unisson des corps

Dans le tic-tac du cœur une panne de lune

 

 

 

 

 

Guy Aguenier

Félix Léry

 

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11 août 2026 2 11 /08 /août /2026 11:11
PARADIS DES ERREURS

 

 

 

 

 

Paradis des erreurs

 

 

 

 

On avance à tâtons dans une jungle d’incertitude. On feint toujours de savoir pour ne pas avoir l’air idiot. Est-ce bien utile de toujours essayer de se convaincre d’être ce qu’on croit sachant le contraire. Toutes ces peaux qui desquament d’abus de langage. De formules fallacieuses qui au fond ne disent rien. Surtout pas ce qu’on voulait exprimer en cherchant à le cacher. Il est compliqué de vivre simplement en rive du tourment et toutes les facéties de la haine humaine. La complexité nous vient d’avant avoir existé. Et depuis l’origine ça n’a fait qu’empirer sans jamais atteindre le pire absolu. La non vérité clairement exprimée dans toutes ces largeurs. L’être bredouille devant l’équivoque. On préfère la clarté sans brouillard. La chose pour de vrai qui conduit à l’infini. Espérant qu’un jour tout sera possible. Quelle douce naïveté qu’être né humain quelque en soit le sexe. Une dose d’effroi cohabite avec l’évidence de l’impossible. On a beau s’agenouiller communier prier dans toutes les langues sous toutes les latitudes. Rien n’y fait. Ça recommence toujours avec la même rengaine. Laissant croire qu’il n’en tient qu’à soi. De se répéter sans cesse qu’un jour la chance viendra qui nous sortira de la mouise. Baratin qui ne sert à rien sauf à nous empêcher de mûrir de grandir. Renoncer à ses rêves et vivre pleinement le jour. Sans rien attendre. Ni chercher le lendemain rempli de promesses. Au lieu d’oser notre faiblesse. Heureux celui qui se trompe. Ça évite d’avoir toujours raison. Et attraper à la volée le petit bonheur. Qui passe sans faire semblant ni avoir l’air. Pour enfin respirer clair au paradis des erreurs.

 

 

 

Félix Léry

Guy Aguenier

 

 

 

 

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10 août 2026 1 10 /08 /août /2026 13:02
AU DIABLE VAUVERT

 

 

 

 

Au diable vauvert

 

 

 

 

Loin toute péjoration intentionnelle. Juste éloigne-toi de moi. Pour me laisser vivre ou mourir. Quand on est à bout d’un chemin sans issue. On invente l’idée de partir loin pour mourir aimablement. Sans faire de vagues en surface. C’est juste une intention sans chercher à blesser. L’usure qu’on peut ressentir d’un mauvais usage de la vie. Ça déraille dans le champ des fonctions vitales. Dans les grands fonds de l’âme. J’ai beau faire ce que je crois bien. Les autres n’y comprennent goutte. Et c’est le signe qu’il s’agit uniquement de moi et de ma fatigue profonde. D’aller voir ailleurs si j’y suis. Et je n’y suis plus même si j’y fus jadis à perte de vue. Mais jamais sans grande confiance. Aujourd’hui par un geste juste mais cruel je brise la glace. Des non-dits et sourires de compassion. Faibles et fortement hypocrites. Je trouve sur mon chemin de croix le terme à une souffrance sourde et ruineuse d’espérance. Je devance l’appel du lointain divin. En prenant la tangente lâche. Du diable qui cherche vauvert. Donc je vais chercher le diable à vauvert. Je vous enverrai de mes nouvelles. S’il me reste de l’encre pour écrire ou une voix pour hurler au chapitre ma ténébreuse résolution irrévocable. Tout ceci avec plein d’amour en partage. Je pense que même dieu ne m’acceptera pas au paradis sur ma bonne mine. Il me dira pauvre diable. La partie est finie. C’est fini on ne joue plus.

 

 

 

 

 

 

Félix Léry

Guy Aguenier

 

 

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8 août 2026 6 08 /08 /août /2026 12:00
HOTEL AU CŒUR DU VIDE

 

 

Un hôtel au cœur du vide.

 

 

Au-delà des images. Des personnages indéfinis. Dans une abstraction discutable. Entre désastre et bienveillance. On imagine un hôtel planté n'importe où dans une immonde campagne. Dans un quartier de grandes villes. On va on vient on erre. D'une piste à un terrain de jeu. Un champ de courses. Un stade. Hippodrome avec de beaux étalons et des désirs plein les paddocks. Un escalier à descendre ou à monter. Un terre-plein pour une manœuvre indélicate. Une automobile pour rejoindre la grande route. Celle qui est déserte. Où arrivent des bolides comme des ouragans. Comme la vie dans un sourire. Les promenades dans des villégiatures incertaines. Dans les couloirs ou des souterrains. Aussi des pistes de danse. Des voies d'accès à des compétitions. Des activités jaillies d'une imagination en crise. Sans point d'appui. Quand descentes et montées se confondent. Un sujet qui parle ou se tait. Un objet qui en vaut un autre. Qui se confond dans le paysage. Avec en prime le mouvement. Mouvement perpétuel d'un objectif dérisoire. Un projet virtuel. Perdu dans les détails d'une obsession. Drôle de drame. Avec une femme bien sûr. Séduisante bien entendu. D'allure vaporeuse dans le brouillard d'un désir burlesque. Des impressions colorées sur des fonds sans lendemain avec des rangs impossibles à tenir. Et l'incertitude qui court après une erreur cachée au fond d'un oubli. C'est l'hôtel au coeur du vide avec un gros mot à tous les étages. Zut! Zut!Zut! 

 

 

 

 

Guy Aguenier

Félix Léry

 

 

 

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